Archives de catégorie Technique

ParFranck LUCEA

Le style de… Paul-Lou Sulitzer

Ne riez pas… Un client m’a demandé récemment d’écrire avec ce style, parce que plus jeune, il avait aimé les livres de cet auteur. Evidemment, Paul-Lou Sulitzer est bien passé de mode, et la « magie s’en est allée » comme dit la chanson. Mais j’en ai lu quelques-uns et il y a des principes pas inintéressants à retenir…

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il s’agit d’une écriture… pragmatique. Voyons ses trois caractéristiques principales :

  1. Le système des temps. Ce auteur (ou son nègre) écrit au présent de l’indicatif. C’est intéressant, on perd l’effet stéréoscopique du couple imparfait / passé simple, mais on gagne en nervosité. Et évidemment, cela fait un texte bien plus accessible. D’autant que ce système se conjugue (sans jeu de mot) avec un narrateur interne, en focalisation interne aussi, normal…
  2. L’absence totale de description. Les gens existent par des portraits d’une ligne, les lieux, rien. C’est étonnant. Autant le texte montre une certaine précision géographique (villes, noms de rue, noms d’hôtels…), autant il ne décrit rien.
  3. La multiplication de personnages simplistes. de façon à soutenir l’action (pas toujours captivante) du récit, le texte multiplie les intervenants, les personnages qui sont réduits à quatre caractéristiques (un nom, une origine, un détail physique,un trait de caractère). Les personnages sont donc totalement prévisibles et essayent de former une galerie hétéroclite et surprenante. Ils servent à animer artificiellement les moments longuets de leur présence et leurs interventions prévisibles.

Enfin, le vocabulaire est courant et la syntaxe plutôt simple. bref, tout concourt à une lecture sans fatigue. En revanche, le texte est calibré pour être long. En effet, un livre de Sultizer se devait, comme tout « bon » best-seller, d’être épais et tenir en main comme une brique…

ParFranck LUCEA

Comment se faire éditer ?

Il existe trois possibilités : l’édition à compte d’éditeur, l’édition à compte d’auteur, l’auto-édition. Voyons ces solutions en détail.

L’édition à compte d’éditeur est la voie royale, tout le monde le sait, mais c’est aussi la porte étroite (bonjour Malraux et Gide). En général, on choisit avec soin la maison d’édition (nous sommes là pour ça) et on envoie son manuscrit à peine sec, qui se retrouvera avec des centaines d’autres sur le bureau d’un éditeur. Le taux de succès de cette démarche est en gros d’un pour mille. mais une fois signée, l’éditeur prend tous les frais en charge depuis l’impression, en passant par la promotion jusqu’à la distribution. Vous touchez -au moins- votre avance sur recette (même si cette pratique tend à se perdre.)

L’édition à compte d’auteur est plus discutable. En général, une maison vous propose d’éditer votre livre, de le diffuser, d’en faire la promotion… Mais vous avancez tous les frais. Et disons-le franchement, pour quelques maisons, c’est un simple jeu de dupe. Vous payez tout (l’éditeur ne prend aucun risque) et souvent les prestations promises ( distribution, promotion) laissent beaucoup à désirer. Quand on utilise ce moyen, la vigilance est de mise.

Enfin l’auto-édition vous permet d’être édité en étant responsable de tout : de la maquette, la mise en page, l’édition jusqu’à la distribution. Ce n’est pas plus cher que la solution précédente, mais plus complexe. Pour faire les choses bien, il vous faut un correcteur, un maquettiste, un numéro ISBN, etc. La solution la plus pratique reste l’édition numrique. Soit en ebook directement (zéro frais d’impression, pas de stock), soit l’édition à l’unité en cas de vente. Et si votre livre décolle, les éditeurs ne tarderont pas à vous proposer un contrat … 😉